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Utilisation des terres de parcours par l'élevage et interactions avec l'environnement - Outils d'evaluation et indicateurs

Outils d'evaluation et indicateurs









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    Systemes de production mixtes agriculture pluviale et élevage en zones humide et sub-humide d'Afrique 1995
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    Le problème de compatibilité entre une activité agricole (productions animales et végétales) de plus en plus productive pour faire face au défi alimentaire et le maintien d'un environnement favorable se pose avec une acuité accrue. L'élevage en particulier est fréquemment la cible d'attaques à caractère parfois plus idéologique ou médiatique que scientifique. Il est donc important de tenter de répondre objectivement à un certain nombre de questions telles que : q Quels sont les phéno mènes biologiques en jeu dans ces interactions entre l'élevage et l'environnement ? q Sait-on les expliquer, les modéliser ? q Quels sont les indicateurs pertinents et sait-on les mesurer pour quantifier les phénomènes décrits ? q Enfin, comment peut-on intervenir pour améliorer les interactions entre l'élevage, l'agriculture et l'environnement ? Peut-on proposer des mesures pour améliorer la situation ? Cette série de questions fait notamment l'objet de l'étude par domaine d'imp act consacrée aux interactions entre l'agriculture et l'élevage, traitée par le NRI. Divers bailleurs de fonds, dont le Ministère français de la Coopération qui finance ce volet de l'étude, se sont donc entendus pour organiser une étude générale sur les interactions entre l'élevage et l'environnement, dans l'optique de faire un bilan assez large des acquis et surtout de dégager des stratégies de développement, des priorités de recherche,... Cette contribution concerne les systèmes mi xtes de production associant agriculture et élevage dans la zone humide et sub-humide d'Afrique tropicale. L'étude s'intéresse donc à une zone dans laquelle la présence de l'élevage est très variable : presque nulle en forêt, la charge d'animaux domestiques peut devenir élevée dans certaines régions de savane. Cette zone agro-écologique est également celle qui présente les potentialités agricoles les plus élevées. Pour cette raison qui s'ajoute souvent à des facteurs historiques et san itaires, les productions animales sont souvent moins importantes que les productions végétales. Dans les systèmes mixtes agriculture-élevage, plus importants en zone de savane, les interactions entre les animaux et les systèmes de culture, à l'intérieur du système de production peuvent cependant être importantes et centrales pour l'équilibre et la durabilité du système. L'impact de l'élevage sur l'environnement devra souvent être apprécié dans le cadre de ces systèmes complexes et il ne sera pas toujours aisé de mettre en évidence des indicateurs simples. L'analyse est présentée en quatre parties principales : 4 q Dans la première partie, nous introduisons la diversité agro-écologique de la zone d'étude, avec ses principales caractéristiques productives, la diversité des systèmes d'élevage et les tendances évolutives. q Nous abordons dans la deuxième partie la lecture des indicateurs-clés des relations élevage-environnement dans notre zone et les principales p roblématiques d'impact de l'élevage sur l'environnement. q Des études de cas représentatives de ces problématiques sont ensuite proposées en troisième partie. q Enfin, quelques propositions en termes de perspectives sont présentées en quatrième partie, centrées plus particulièrement sur la mise au point de méthodes plus efficaces d'analyse et d'évaluation des interactions élevage-environnement, et sur l'identification d'actions à mener afin de minimiser les potentialités négatives de l'élevage sur l'environnement et d'améliorer les interactions positives.
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    Utilisation de la forêt par l'élevage et responsabilité de l'élevage dans la déforestation 1995
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    Cette étude fait partie d'un ensemble de réflexions sur le thème des "Interactions entre les systèmes de production d'élevage et l'environnement". Suite à la conférence sur l'environnement mondial de Rio de Janeiro de 1992, où diverses activités rurales, et tout spécialement l'élevage, avaient été mises en cause dans la responsabilité de la dégradation actuelle de l'environnement et de la dégradation de la biodiversité, une large réflexion a été engagée par les responsables du développement de l'élevage dans les pays en développement afin de voir plus clair dans les interactions, positives et négatives, existant entre les divers systèmes de production animale et l'environnement, de dégager les tendances actuelles et de préciser les causes, directes ou indirectes, physiques et humaines, sur lesquelles il est possible d'intervenir. Ce qui doit permettre de guider les prises de décision sur les politiques à suivre en matière de développement de l'élevage, aussi bien au niveau des grande s régions du monde qu'au niveau national.
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    Légumes secs et exploitations durables en Afrique subsaharienne 2018
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    En Afrique subsaharienne, l’insécurité alimentaire touche 153 millions de personnes (soit 25 pour cent environ de la population). Le problème pourrait encore s’aggraver du fait de la dégradation constante des sols entraînée par la diminution du taux de matière organique et les apports insuffisants en éléments nutritifs. Plus de 75 pour cent des terres agricoles africaines pourraient être classées comme «dégradées» d’ici à 2020. Cette situation est susceptible de mettre en péril la production alimentaire en Afrique subsaharienne, tant que le plan quantitatif que qualitatif, ainsi que la durabilité des systèmes de production agricole existants. L’utilisation d’engrais pourrait renverser la tendance; or l’Afrique a une capacité de production d’engrais presque inexistante (elle dispose principalement d’installations qui effectuent des mélanges de produits fertilisants). Les engrais proviennent d’autres régions que l’Afrique et sont transportés à grands frais sur de longues distances. L’accès des agriculteurs d’Afrique subsaharienne aux engrais est de ce fait très limité, ce qui accroît encore le risque de dégradation des sols. Appréciés pour leurs multiples avantages, les légumes secs sont cultivés depuis longtemps en Afrique subsaharienne. Les légumes secs, et les légumineuses en général, peuvent être très utiles du fait de leur capacité à fixer biologiquement l’azote atmosphérique et à améliorer le renouvellement biologique du phosphore; ils pourraient donc devenir la pierre angulaire de l’agriculture durable en Afrique. À cet égard, un corpus de travaux publiés souligne l’importance de la diversification des systèmes de production existants, et notamment avec des légumineuses, qui apportent des services environnementaux essentiels – en matière de lutte contre l’érosion du sol et de reconstitution des stocks de nutriments des sols, par exemple. La présente publication s’intéresse à certaines des stratégies prometteuses qui s’attachent à promouvoir la culture et l’utilisation des légumineuses dans les petites exploitations agricoles d’Afrique subsaharienne. Elle s’inscrit dans le sillage de l’Année internationale des légumineuses, initiative ayant pour objet de mettre en avant la contribution des légumes secs au bien-être de l’humain et à l’environnement. L’un des problèmes rencontrés à l’échelle mondiale tient au fait que les statistiques ne reflètent pas bien la diversité des légumes secs. On ne sait pas précisément quels légumes secs sont cultivés, ni où ils sont cultivés. De ce fait, leur importance pour l’Afrique subsaharienne est sous-estimée, et on a tendance à moins investir dans la recherche sur les légumineuses. Les systèmes de production agricole existants sont dominés par les céréales, et se prêtent donc bien à une diversification par l’utilisation de variétés locales ou nouvelles de légumineuses. Le système de culture mixte basé sur le maïs se développe rapidement et est un exemple de diversification de ce type, notamment avec des variétés de haricot. Cela s’explique en partie par le nombre élevé de variétés de haricots qui ont été mises au point, dans le cadre de partenariats menés sur des décennies et soutenus par l’Alliance panafricaine de recherche sur le haricot, afin de répondre aux demandes des marchés locaux et régionaux. Ces recherches sur le haricot ont notamment permis de lancer des activités pionnières de sélection végétale participative et de vulgarisation, en association avec des organisations communautaires et des chaînes de valeur participatives, et de s’intéresser aux systèmes semenciers informels. Cet exemple montre comment la recherche sur les légumes secs peut changer la donne pour les petites exploitations d’Afrique subsaharienne, en élargissant l’éventail de possibilités offertes par la génétique et en soutenant l’innovation. De nombreuses variétés privilégiées par les agriculteurs méritent d’être mises en avant, de même que certaines techniques, telles que l’innovant système à double culture de légumineuses (SDCL) récemment annoncé par le Gouvernement malawien. Parallèlement, la présente étude met en évidence un retard dans le lancement de variétés s’agissant de certains légumes secs et la nécessité de mener sans délai de nouvelles recherches sur l’adoption, les obstacles à l’adoption et l’impact de l’adoption de nouvelles variétés. Parmi les priorités de recherche figurent les travaux destinés à mieux faire connaître et à diffuser les propriétés associées aux types de légumes secs polyvalents, qui sont très appréciés en Afrique subsaharienne. Les différents types de légumes secs remplissent différentes fonctions et, de manière générale, les légumes secs polyvalents sont ceux qui répondent le mieux aux divers besoins des agriculteurs (produits alimentaires, combustible, fourrage et services écosystémiques comme la pollinisation). Un compromis est nécessaire entre l’indice de récolte et les autres fonctions, trop souvent négligées par les chercheurs et les décideurs, qui ont tendance à se soucier presque exclusivement de l’augmentation des rendements en graines. Une autre question sur laquelle il faudrait se pencher sans délai est celle de la résistance aux organismes nuisibles et des approches éducatives et conseils agronomiques visant à renforcer la protection intégrée (PI) contre les ravageurs. Enfin, le rôle de certaines légumineuses et de leurs propriétés biochimiques dans la promotion de la santé des écosystèmes et des communautés est un domaine d’étude crucial, qui apportera des solutions urgentes nécessaires aux agricultrices et à la pérennité des communautés.

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