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Des sols sains sont le fondement d’une production alimentaire saine








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    Book (stand-alone)
    Les sols sont fondamentaux pour la végétation que l’on cultive ou gère pour produire aliments, fibres, combustibles 2015
    Des sols sains sont essentiels pour assurer une croissance régulière de la végétation – naturelle ou gérée – qui fournit des denrées, des fibres, des combustibles et des produits médicinaux et qui assure des services écosystémiques tels que la régulation du climat et la production d’oxygène. Les sols et la végétation sont interdépendants. Un sol fertile favorise la croissance des plantes car il fournit aux plantes des nutriments, fait office de réservoir d’eau, et sert de support aux plantes qui s’y enracinent. En retour, la végétation, le couvert forestier et les forêts empêchent la dégradation des sols et la désertification en stabilisant le sol, en assurant la rétention de l’eau et le cycle des éléments nutritifs et en atténuant l’érosion provoquée par l’eau et le vent. La croissance économique mondiale et l’évolution démographique de la planète accroissent la demande de végétaux, d’aliments pour animaux et de sous-produits végétaux tels que le bois, les sols sont ainsi soumis à u ne énorme pression et les risques de dégradation augmentent par là même considérablement. Une gestion durable de la végétation – que ce soit dans les forêts, les pâturages ou les prairies – permet d’augmenter ses avantages, y compris le bois, le fourrage et la nourriture, de façon à répondre aux besoins de la société tout en conservant et en entretenant le sol au profit des générations présentes et futures.
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    Book (stand-alone)
    Légumes secs et exploitations durables en Afrique subsaharienne 2018
    Also available in:

    En Afrique subsaharienne, l’insécurité alimentaire touche 153 millions de personnes (soit 25 pour cent environ de la population). Le problème pourrait encore s’aggraver du fait de la dégradation constante des sols entraînée par la diminution du taux de matière organique et les apports insuffisants en éléments nutritifs. Plus de 75 pour cent des terres agricoles africaines pourraient être classées comme «dégradées» d’ici à 2020. Cette situation est susceptible de mettre en péril la production alimentaire en Afrique subsaharienne, tant que le plan quantitatif que qualitatif, ainsi que la durabilité des systèmes de production agricole existants. L’utilisation d’engrais pourrait renverser la tendance; or l’Afrique a une capacité de production d’engrais presque inexistante (elle dispose principalement d’installations qui effectuent des mélanges de produits fertilisants). Les engrais proviennent d’autres régions que l’Afrique et sont transportés à grands frais sur de longues distances. L’accès des agriculteurs d’Afrique subsaharienne aux engrais est de ce fait très limité, ce qui accroît encore le risque de dégradation des sols. Appréciés pour leurs multiples avantages, les légumes secs sont cultivés depuis longtemps en Afrique subsaharienne. Les légumes secs, et les légumineuses en général, peuvent être très utiles du fait de leur capacité à fixer biologiquement l’azote atmosphérique et à améliorer le renouvellement biologique du phosphore; ils pourraient donc devenir la pierre angulaire de l’agriculture durable en Afrique. À cet égard, un corpus de travaux publiés souligne l’importance de la diversification des systèmes de production existants, et notamment avec des légumineuses, qui apportent des services environnementaux essentiels – en matière de lutte contre l’érosion du sol et de reconstitution des stocks de nutriments des sols, par exemple. La présente publication s’intéresse à certaines des stratégies prometteuses qui s’attachent à promouvoir la culture et l’utilisation des légumineuses dans les petites exploitations agricoles d’Afrique subsaharienne. Elle s’inscrit dans le sillage de l’Année internationale des légumineuses, initiative ayant pour objet de mettre en avant la contribution des légumes secs au bien-être de l’humain et à l’environnement. L’un des problèmes rencontrés à l’échelle mondiale tient au fait que les statistiques ne reflètent pas bien la diversité des légumes secs. On ne sait pas précisément quels légumes secs sont cultivés, ni où ils sont cultivés. De ce fait, leur importance pour l’Afrique subsaharienne est sous-estimée, et on a tendance à moins investir dans la recherche sur les légumineuses. Les systèmes de production agricole existants sont dominés par les céréales, et se prêtent donc bien à une diversification par l’utilisation de variétés locales ou nouvelles de légumineuses. Le système de culture mixte basé sur le maïs se développe rapidement et est un exemple de diversification de ce type, notamment avec des variétés de haricot. Cela s’explique en partie par le nombre élevé de variétés de haricots qui ont été mises au point, dans le cadre de partenariats menés sur des décennies et soutenus par l’Alliance panafricaine de recherche sur le haricot, afin de répondre aux demandes des marchés locaux et régionaux. Ces recherches sur le haricot ont notamment permis de lancer des activités pionnières de sélection végétale participative et de vulgarisation, en association avec des organisations communautaires et des chaînes de valeur participatives, et de s’intéresser aux systèmes semenciers informels. Cet exemple montre comment la recherche sur les légumes secs peut changer la donne pour les petites exploitations d’Afrique subsaharienne, en élargissant l’éventail de possibilités offertes par la génétique et en soutenant l’innovation. De nombreuses variétés privilégiées par les agriculteurs méritent d’être mises en avant, de même que certaines techniques, telles que l’innovant système à double culture de légumineuses (SDCL) récemment annoncé par le Gouvernement malawien. Parallèlement, la présente étude met en évidence un retard dans le lancement de variétés s’agissant de certains légumes secs et la nécessité de mener sans délai de nouvelles recherches sur l’adoption, les obstacles à l’adoption et l’impact de l’adoption de nouvelles variétés. Parmi les priorités de recherche figurent les travaux destinés à mieux faire connaître et à diffuser les propriétés associées aux types de légumes secs polyvalents, qui sont très appréciés en Afrique subsaharienne. Les différents types de légumes secs remplissent différentes fonctions et, de manière générale, les légumes secs polyvalents sont ceux qui répondent le mieux aux divers besoins des agriculteurs (produits alimentaires, combustible, fourrage et services écosystémiques comme la pollinisation). Un compromis est nécessaire entre l’indice de récolte et les autres fonctions, trop souvent négligées par les chercheurs et les décideurs, qui ont tendance à se soucier presque exclusivement de l’augmentation des rendements en graines. Une autre question sur laquelle il faudrait se pencher sans délai est celle de la résistance aux organismes nuisibles et des approches éducatives et conseils agronomiques visant à renforcer la protection intégrée (PI) contre les ravageurs. Enfin, le rôle de certaines légumineuses et de leurs propriétés biochimiques dans la promotion de la santé des écosystèmes et des communautés est un domaine d’étude crucial, qui apportera des solutions urgentes nécessaires aux agricultrices et à la pérennité des communautés.
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    Book (stand-alone)
    Consultation d’experts sur les indicateurs nutritionnels pour la biodiversité
    2. Consommation alimentaire
    2011
    Also available in:

    La diversité biologique est la variété de la vie sur la Terre, depuis les micro-organismes les plus simples jusqu’aux écosystèmes complexes tels que les forêts pluviales amazoniennes. La biodiversité est importante pour la nutrition et la santé et peut aider à lutter contre les carences en micronutriments et d’autres formes de malnutrition. Pour ce faire, il est indispensable de connaître la composition des aliments et de diffuser ces connaissances de manière à ce que les variétés et les races a yant la plus haute qualité nutritionnelle puissent être promues. L’initiative intersectorielle sur la biodiversité pour l’alimentation et la nutrition a été lancée pour mesurer, étudier et promouvoir la biodiversité et la nutrition. Il s’avère donc nécessaire d’élaborer des indicateurs nutritionnels afin d’étudier les trois aspects de la biodiversité, à savoir les écosystèmes, les espèces qu’ils renferment et la diversité génétique au sein des espèces. Les indicateurs mesureront la composit ion des aliments et la consommation de cultivars, variétés, races et sous-espèces d’aliments de consommation courante, ainsi que d’espèces végétales et animales indigènes, sous-utilisées ou non cultivées. Le deuxième indicateur nutritionnel de la biodiversité est lié à la consommation des aliments. Il nous informera des progrès accomplis concernant la consommation des aliments pour la biodiversité et nous aidera à valoriser et à préserver la biodiversité de notre planète dans des écosystème s bien gérés renfermant de nombreuses sources d’aliments riches en nutriments.

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