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Les Forêts et l’Agriculture Familiale











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    La rizipisciculture: levier de développement pour l’agriculture familiale à Madagascar 2014
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    Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde et l’un des trois premiers pays considérés comme les plus vulnérables aux effets du changement climatique aggravé par la déforestation, les catastrophes naturelles, la pauvreté chronique, une forte dépendance à l’égard de l’agriculture et un manque de capacité d’adaptation. Madagascar se situe ainsi au 154ième rang (sur 185 pays) de l’indice de développement humain (PNUD, 2015), son classement ayant même reculé de 19 rangs entre 2010 et 2014 témoignant d’une situation économique, politique et sociale interne difficile. De fait, selon les seuils internationaux, le taux de pauvreté est de 91% (INSTAT/ENSOMD 2012- 2013). Selon le seuil de pauvreté défini au niveau national, 71,5% des Malgaches sont pauvres et 52,7% extrêmement pauvres, c’est-à-dire que leurs ressources ne leur permettent pas de satisfaire leur besoin alimentaire. La pauvreté à Madagascar est un phénomène majoritairement rural qui touche en priorité les exploitants agr icoles, sachant que l’agriculture occupe près de 77% des actifs. La pauvreté rencontre une autre réalité qui est celle de l’importance de la malnutrition. Plus de 40% de la mortalité infantile en résulte ; 47,3 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique et le taux de malnutrition aigüe globale est de 8,3% (INSTAT/ENSOMD 2012-2013). La malnutrition chronique chez l’enfant entraîne des retards de croissance physique et cognitive irréversibles qui font partie du cercle v icieux de la pauvreté. Madagascar a perdu ainsi 14,5% en 2013 de son produit national brut à cause de la malnutrition, soit 1 533,6 millions de dollars1. 66% des adultes en âge de travailler (15 à 64 ans) ont souffert d’un retard de croissance étant enfant, ce qui représente 8 287 508 personnes qui n’ont pas été en mesure d’atteindre leur potentiel réel. C’est face à ce défi qu’un projet a été lancé en 2014 visant à accélérer la diffusion de l’aquaculture de carpes2 dans les rizières des hauts p lateaux de Madagascar (rizipisciculture) dans les régions de la Haute Matsiatra, du Vakinankaratra, de l’Itasy et d’Amoron’i Mania. L’objectif immédiat est de développer un circuit innovant, peu couteux et à large spectre de formation en milieu rural. Les objectifs secondaires sont à la fois de réduire la pauvreté des familles par un supplément de revenu et de contribuer à réduire la malnutrition grâce à une augmentation ciblée de la disponibilité et de la consommation de poisson. L’intégration riz-poisson permet d’optimiser l’utilisation des ressources terrestres et hydriques ainsi que des installations disponibles avec peu d’investissement en combinant la production de produits végétaux et animaux. Elle permet d’augmenter les rendements du riz de 10 à 30% et de produire du poisson, avec un rendement moyen de 205 kg / ha. À Madagascar, la production réelle de poisson dans le riz est estimée à 3-5 000 t/a, mais elle pourrait augmenter de 30 à 50 000 t/a en 30 ans avec les effets attend us sur la lutte contre la malnutrition et la pauvreté rurale.
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    L'agriculture familiale, vecteur de développement durable et actrice de l’émergence de nos terroirs
    Compte rendu de la 6ème édition "Fenêtre sur l’agriculture", les séminaires débats des acteurs sénégalais, 27 novembre 2014
    2014
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